Cartes de visite

Ce n’est pas à priori un sujet qui rameute les foules,et pourtant, tout le monde a son mot à dire là-dessus, et tout le monde est intéressé. Scobleizer , futur ex de chez Microsoft, en a fait un billet ces derniers jours. Quelle est la carte de visite idéale, que faut-il faire et ne pas faire? Ses conseils:
- Trouver une astuce qui retienne l’attention et fasse causer: pour lui, c’est la traduction en braille de son nom, une option offerte par Microsoft à ses employés pour leurs cartes de visites professionnelles. On peut aussi tester les papiers spéciaux, les couleurs créatives.
- S’assurer que sa carte de visite puisse être scannée sans problème et sans perdre en lisibilité. Apparemment, il y a des gens qui scannent les cartes de visite pour éviter les boites et les classeurs où on ne retrouve rien.
- Tailles standard, svp! ça, c’est vrai. Il y en a de très jolies qui ne rentrent nulle part et surtout pas dans les classeurs type pour cartes de visite.
- Résumez en une ligne ce que vous faites. Vrai encore. VP of Asian division, et tous leurs trucs à rallonge incompréhensibles, mais bons pour l’égo, ça ne dit rien à personne sur la branche d’activité. A part vice-président, Vous faites quoi? De la vente de métaux non ferreux ou du conseil juridique aux associations caritatives?
- Investissez dans une photo imprimée sur la carte : vrai encore. Six mois plus tard, votre pauvre nom ne dira plus rien à personne.En noir et blanc, c’est plus classe, et plus flatteur.
- Si vous voulez et pouvez vous démarquer, allez jusqu’au bout. Scobleizer cite une carte ou, sous le nom, figuraient les indications suivantes: “Allez sur Google”, “Tapez ce nom”, “Cliquez sur J’ai de la chance”. Avec un numéro de téléphone ou un mail, quand meme, mais c’est tout. On ne l’oublie pas, celle-là.
- En V.O., c’est mieux: une carte imprimée des deux côtés, avec la version française et anglaise, ou chinoise et espagnole.
J’ajouterai un ultime conseil: pensez aux bigleux, et evitez d’imprimer en corps 8, non gras, pour bien les humilier et les obliger à sortir leurs lunettes. C’est très à la mode en ce moment dans les milieux du graphisme et de la musique, comme sur les pochettes de CD. Plus c’est illisible (gris foncé sur noir, tout petit, mal écrit), plus c’est mode. A part ça, le number one de la carte de visite à composer soi-même, c’est encore et toujours Avery.